Pages

.









Sur le canapé ma feuille en mohair moutarde avance, et j'aurai sûrement même le temps d'en commencer une autre. Beige ou brune, probablement. J'ai un peu froid, mais il n'y a plus de bois, il faudra qu'il en refasse demain. Je suis déjà montée une fois, mais je crois qu'il faudra encore aller raconter la nuit et la lune qui sont là pour chuchoter qu'il est temps de dormir... ça chantonne et ça semble faire rouler des voitures là haut! Mon tee-shirt est plein de terre et j'ai le sourire d'une journée toute complète aux lèvres. J'ai été réveillée par de drôles de bruits, je comptais me rendormir en mettant ça sur le dos de Flanelle, puis au bout de quelques minutes je me suis dit que ça n'était sûrement pas lui qui faisait ce bruit de papier froissé. Et c'était bien Pépin qui mangeait des "chocobons" sur le paillasson dans l'entrée! Et François qui n'avait donc pas rangé ses petites gâteries du soir, sur ce même canapé... Les pancakes du dimanche sont ringardisés d'un coup.  

La journée commence? Tant mieux alors, une petite tête froissé et encore rose nous rejoint. Lui c'est plutôt déballer tous les chocolats et les ranger dans un bol qui l'intéresse. En tête plein de choses pour la journée, des basses besognes et des plus enthousiasmantes. J'y pense en terminant le gâteau aux carottes et aux noisettes qu'à amené une amie la veille. Il va faire beau mais il fait encore trop frais pour sortir pieds nus. Il file vite en haut continuer la peinture. L'atelier autour de jetons n'a pas grand succès, d'accord pour construire un train à la place, tu as raison oui. Au milieu des petits animaux en plastique qui sont en grande conversation sur le plan de travail je lance un vrai-faux gratin dauphinois, dans lequel il est facile de glisser la moitié d'une courgette. Aller une de moins dans le stock! Généreux potager. Il a plu cette nuit, la terre se laisse plus faire. Ce serait bien de lui ajouter un rang... Les seaux de cailloux, les vers de terre qui distraient Pépin, très fier de gratter avec sa "griffe à trois doigts". 

Pendant qu'ils finissent leur yaourt à midi je fais au gâteau au chocolat et aux betteraves, pas envie de les finir seule dans un packlunch pendant un de mes rapides midis du mardi. A nouveau les gants et ce rang, alors qu'ils dorment et que François est parti chercher sa guitare chez son frère. Pois nains, oseille, brocolis (une vieille vieille variété) et roquette. Il va y avoir du guettage dans l'air maintenant... Oh des baked jeans pouvait-on entendre ce soir autour de la table. Nous on oublie de manger, mais c'était notre journée viande alors on doit avoir de quoi faire. On s'en est prescrit une par mois, avec objectif de faire mieux par la suite. Mes cheveux et notre fatigue nous ont suggéré qu'on manquait peut-être de quelque chose! Le bain est rapide et sent la banane. Le thé trop chaud mais c'est comme ça que je l'aime. Au caramel, aussi c'est vrai. Demain on rejouera avec ces pommes dessinées et les noyaux que l'on pose dessus, petites mains toutes concentrées. Et qui sait, la peinture sera peut-être finie? Et avoir le droit de parer leurs futurs murs de mots doux, enfin. 

No comments:

Post a Comment