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Bébés aux joues pleines de gâteau au chocolat et aux yeux grand ouverts sur les danses de son grand frère...

Debout dans la cuisine en train de couper des pommes pour une compote. Je regarde les épluchures tomber en souhaitant déjà être l'été prochain, les glisser dans un seau qu'avec les enfants -Odilon sur ma hanche sûrement- nous irions donner aux poules. La réalité d'aujourd'hui est encore un peu différente. On passe une grosse après-midi à la maison verte, avec plein d'hommes qu'on pourrait penser bourrus mais pas tant que ça. Une galette trône sur la table et j'en attrape des miettes. Ça sent le café et je souris intérieurement en m'entendant utiliser un vocabulaire qui n'est pas vraiment le mien. Le matin j'ai signé le coeur un peu-beaucoup battant pour une grosse partie des travaux, celle qui fera que la maison ressemblera à celle dans laquelle on imagine que la vie sera plus pimpante. 

Je touille ma compote et c'est le lendemain d'une nuit passé chacun dans son coin, peut-être plus par ressentiment que praticité. Je pense à l'eau et l'huile, il y a peut être un peu de ça. Je m'en veux de ne pas remonter tout de suite à cheval, parler, questionner, encourager, mais j'ai le sentiment d'avoir tout dit plusieurs fois déjà. J'anticipe les regrets de ne pas nous avoir soigné dans cette période si précieuse. Mais il y a tant de chevaux à monter en même temps, les bébés, la maison et mon installation au travail. La vie cocotte-minute peut-être un peu.

Dedans il y a les matinées agenda, bébé au sein et les choses à une main de mieux en mieux jour après jour. Le canapé de ma salle d'attente sera vert, ça y est c'est commandé. Prévoir deux lieux sur mesure à la fois c'est un sacré luxe, et je ne suis pas sûre de tout à fait mériter ça, mais j'avoue vivre ça avec une joie comme celle de lécher la pâte à gâteau à même le saladier. 

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