Vacillements. Mis bout à bout ces instants de sommeil qui ont fait ma nuit... peut-être 1h30. Pas assez pour que ça ne tourne pas quand je me lève, pour que je remarque le ciel bleu. Ça me demande un peu plus de discipline de prendre les choses comme elles viennent, et je suis submergée d'une rage que je ne savais pas cachée en moi quand je découvre les bêtises du chien dans la cuisine et l'entrée...je voudrais qu'une doublure vienne assurer les étapes du petit matin, seulement le temps d'un bain, que mes mains cessent de trembler. Le plus petit des bébés est rouge et froissé, comme s'il venait de naître. De la liste des choses à faire, je coche toutes celles qui peuvent se faire à une main. Je mets mes mains devant mes oreilles en pensée quand je croise une collègue, tu as maigri non? Ou alors c'est juste parce que tu es fatiguée, et quand les copines sont trop loin pour que ça fasse l'effet d'un câlin. Cahin-caha on y arrive, je pense même à mettre du fenugrec dans la tambouille au potimarron. Pépin est au lit et je guette François, presque à travers la fenêtre, pour enfin une petite bulle dans la journée. Mettre la tête sous l'eau, ne plus être là, quelques minutes seulement.
Le lendemain toute neuve à nouveau. Pendant un des réveils j'ai la chance de voir la rue pleine de paillettes de froid, et un peu plus tard un ciel rose de petite fille. On marche sur une never-ending liste de choses à faire, de la broutille à l'impératif, on n'est pas trop de deux pour trouver des respirations là dedans. Heureusement les âmes amies-aimées viennent, prennent mes bébés sur leurs genoux et dans leurs bras, donnent le dessert ou un verre d'eau. Mes mains n'ont plus qu'à caresser le petit dos du chat qui se nourrit, et une chose à la fois de temps en temps c'est un grand cadeau.


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