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Nez mouillés et petits noeuds dans les cheveux. c'est notre uniforme à tous pour ces 2 premiers jours de vacances. De la pomme matin midi et soir, avec de la crème pâtissière. J'en ai fait tant que j'aimerais un chouette voisin avec qui la partager. 

Odilon passe toujours une partie de la nuit allongé sur moi, son crâne duveteux dans mon cou, ses poings serrés sur ma poitrine. Il est tellement là et tellement collé que je ne le sens plus, je me suis déjà réveillée en sursaut en le cherchant à côté de moi. Alors qu'on était seulement plus qu'un à nouveau. Je crois que cette fin d'année aura ce goût là, du chaud, du doux, du fusionnel forcément.

Je tâtonne drôlement dans ce qui serait la traduction pratique de faire au mieux. Je me sens tiraillée entre ce que j'imagine être ce qu'il faut faire, les livres, les principes, et cette satanée réalité pratique. Mes 2 mains si pleines, mon homéopathie à gogo sans effet pour la 1ère fois, ses siestes si paisibles quand je rajoute un DAL de lait artificiel à nos tétées. On dirait que j'ai peur de décevoir mes bébés. Et les autres aussi peut-être bien. Est-ce qu'une vie de gâteaux faits avec amour compenseront ces allaitements bancals? Je rêve que je dis mais tu ne vois pas comme je suis lésée, et je crois que quelque chose de très ancien se revit dans ces épisodes chaotiques de nourrissage. Sur le pas de la porte la nounou rend tout ça plus léger, quel cadeau!

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