Encore un peu d'ouest, pour faire durer, et parce que je suis "en retard" dans mes 52 photos...et puis histoire de retourner un peu en arrière, la semaine de la rentrée ayant été pleine de piques. Ça grince, ça griffe, ça hurle, à l'intérieur d'abord, puis à l'extérieur, pleurer avec le sentiment que ça pourrait ne jamais s'arrêter. Pépin derrière dit "maman fâchée, fâchée! Ah triste!", et je souris bien sûr, malgré tout. Il y a quelques mois j'aurais listé tout ça, maintenant je sais que ce serait de petites gorgées de poison que j'aurai à boire à nouveau. C'est sûrement Louise Hay et les 4 accords toltèques qui s'empilent sur ma table de nuit, et enfin m'ennuyer quand je m'entends penser des mots plutôt gris foncé à mon encontre. La vie qui ne compte pas pour de vrai prend d'un coup beaucoup de place.
Une nouvelle théière, trouvée dans une petite rue à Vitré, jaune avec des fleurs. Plus grande, pour les thés du matin, quand j'ai le temps de les faire durer. Et si je peux même en faire une 2ème c'est de bonne augure. Petit carnet, mots mal écrits et ratures, Belgique-->@DIV/ colis/ garage/ 2042/ répondeur/ café parents/ livre Ben... Dans la voiture, encore, il me dit non, apolitique ça n'existe pas. Je lui réponds bon, anarchiste alors? On se raconte la vie hors système, d'abord inconsciente et instinctive. A présent clairement souhaitée, danse de mots et d'actes. Je quitte les joues caramel et les plants d'aubergines et de melons avec les lèvres un peu serrées, même si les retrouvailles travailleuses sont vraiment gaies. Ce mini déracinement des jours travaillés me donne vraiment hâte du bureau juste à côté, aussi fou et indécent que ça puisse paraître, avec ses 12 km de route et un bureau cocon comme je veux.
Tricot rouge, croissant à la framboise, et beaucoup de lentilles. Je dis ah non, c'est fini les courses! On rigole et je bidouille, et vive les petits sacs de fenouil et de chana massala au congel. S'y cache même de la moussaka, alors vraiment... Les parents me racontent les malheurs du travail, ah oui il est content d'avoir retrouvé, mais bon je sais pas si on est plus heureux. Le mantra semble être de tenir jusqu'aux vacances, jusqu'à la pause, jusqu'au jour férié. La vie qui fait taire l'instant présent parce qu'il ne fait que nous hurler dessus. Comment raconter le culte de la minute présente, à vivre comme si celle d'après n'existait pas, la seule réalité qui vaille? Je ne suis plus convaincue que ce soit tant un luxe, nos heures sont faites des mêmes secondes. Coach en instant présent, ce serait bien ça non? En échange de quelques cours de chassage de limaces et de plantage de tournesols...
































