J'ai décroché avec un tonitruant helloooooo! Je pensais au lien vers ce cottage près d'Inverness que je lui avais envoyé dans l'après-midi. Elle m'a répondu I've got awful sad news et dans le ventre jusqu'au menton j'ai retrouvé ces sensations. Celles qui disent qu'on ne veut pas savoir mais que si, dans quelques secondes mon monde ne sera bientôt plus le même. Je cherche des explications, parce que je sais que le flou pèse lourd après, mais il n'y en a pas vraiment. Seulement que la vie hoquette et qu'en échange de ces paillettes de bonheur on serre parfois les poings sur de petits cailloux de verre. Je hoquète en disant qu'un deuil par dessus les deux autres même pas finis, est-ce que ça va pas drôlement faire tanguer le navire? Je n'aurai pas l'occasion de présenter mes garçons à ma grand-mère d'écosse, et je suis très triste. Ma mini-famille, nous ne sommes plus que deux ma tante et moi à porter ce nom (à part les centaines d'autres écossais j'imagine! Mais de notre branche j'entends...). C'est tellement brouillon, après, quand on ne dit pas au revoir.
Le soir on a trop bu-fumé-mangé de frites, c'était une catharsis bien maladroite, et le bain qui a suivi a peut-être mieux aider à éponger le coeur. Le lendemain, aujourd'hui, les deux théières matinales ont ramené des idées plus claires, presque malheureusement. Dans leurs sillages des envies de pansements plus ancrés dans la vie. Sublimer qu'on dit? Mais bien sur je n'en suis pas là. Quatre yeux bien attentifs en face de moi, j'avais quelques minutes plus tard les mains dans une pâte à cinnamon rolls aux noix de pécan. Pépin ne voulait pas me croire que non, ça ne se mange pas cru. Il a fallu attendre que le soleil raconte midi pour qu'on s'installe sur le banc en pierre avec des mmmmmhcestbon et des tasses de thé. C'est vrai que c'était délicieux, ce fourrage aux dattes à la cannelle.
La journée aux pieds nus, mal à la cheville, doigts collants, bazar dedans-dehors. Les sites de vols/de train, les calculs d'itinéraires m'ont donné mal à la tête. I want to be there, arms are the best healer in those times, lui ai-je écrit. Et dire au revoir un peu quand même. Le soir du doudou un peu plus *nous* que la veille, un bol -des pois et des fleurs- de polenta avec ma sauce au poivre, à l'estragon, et au vinaigre de cidre préférée. Un délice qui semble sorti d'un livre d'enfant, le plat qu'apporterait une maman joliment coiffée à son garçon en pyjama rayé malade, dans son livre à l'édredon rouge matelassé. Quelque chose comme ça un peu. Demain et mardi je prends le train tôt, une formation, et j'ai hâte de ces temps qui m'obligeront à une passivité bien salutaire. Tricot, cahier, mots, et ne pas avoir à être le chef d'un navire qui ne doit pas couler, même si ça n'est que pour une heure.
Le soir on a trop bu-fumé-mangé de frites, c'était une catharsis bien maladroite, et le bain qui a suivi a peut-être mieux aider à éponger le coeur. Le lendemain, aujourd'hui, les deux théières matinales ont ramené des idées plus claires, presque malheureusement. Dans leurs sillages des envies de pansements plus ancrés dans la vie. Sublimer qu'on dit? Mais bien sur je n'en suis pas là. Quatre yeux bien attentifs en face de moi, j'avais quelques minutes plus tard les mains dans une pâte à cinnamon rolls aux noix de pécan. Pépin ne voulait pas me croire que non, ça ne se mange pas cru. Il a fallu attendre que le soleil raconte midi pour qu'on s'installe sur le banc en pierre avec des mmmmmhcestbon et des tasses de thé. C'est vrai que c'était délicieux, ce fourrage aux dattes à la cannelle.
La journée aux pieds nus, mal à la cheville, doigts collants, bazar dedans-dehors. Les sites de vols/de train, les calculs d'itinéraires m'ont donné mal à la tête. I want to be there, arms are the best healer in those times, lui ai-je écrit. Et dire au revoir un peu quand même. Le soir du doudou un peu plus *nous* que la veille, un bol -des pois et des fleurs- de polenta avec ma sauce au poivre, à l'estragon, et au vinaigre de cidre préférée. Un délice qui semble sorti d'un livre d'enfant, le plat qu'apporterait une maman joliment coiffée à son garçon en pyjama rayé malade, dans son livre à l'édredon rouge matelassé. Quelque chose comme ça un peu. Demain et mardi je prends le train tôt, une formation, et j'ai hâte de ces temps qui m'obligeront à une passivité bien salutaire. Tricot, cahier, mots, et ne pas avoir à être le chef d'un navire qui ne doit pas couler, même si ça n'est que pour une heure.








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