C'était comme si c'était la nuit déjà, il aurait pu y avoir des bougies et presque des coussins sur les bancs d'écoles disposés dans la rue. Notre rue. L'ambiance était aussi chaleureuse que si j'avais eu deux mains bienveillantes sur les épaules tout au long de la soirée. Au bout de quelques minutes Pépin était sur la hanche d'une dame à l'air un peu anglais, et quelques mamies n'avaient pas résisté à l'envie de caresser les petites cuisses plissées d'Odilon, encore à l'air à cette heure là. On a été présenté en grandes pompes, et applaudi! Quelques jours avant j'avais reçu ce message de la belle-fille du patient que j'avais soigné, à quelques maisons de la future-nôtre: vendredi soir on fait la fête des voisins, venez! Une femme m'a pris par la main, oh vous aimez la rhubarbe? Venez! Et quelques minutes plus tard, agenouillée dans son jardin mes bras en étaient pleins. Elle me donnera un plan quand on sera là pour de vrai (et m'apprendra à chasser les escargots, ouf!). La tarte est au frigo et la confiture sera au sucre de coco et au gingembre... Et des voisins sont maintenant sur le coup pour vérifier que les ouvriers viennent bien sur le chantier : ) !
Beaucoup de vert ces derniers jours, des promenades sur des chemins qui glissent, les koalas sur le ventre ou sur le dos, des mains qui m'agrippent. Ces journées délicieuses de fête des mères sont maintenant beaucoup plus précieuses qu'un anniversaire ou autre Noël, je déballe les jolis bricolages et il me propose la visite de ruines d'un château du 12ème siècle. Nos discussions de cuisine, aussi, qui font souvent couler des larmes mais finissent toujours main dans la main, pendant que je retourne une galette d'épeautre et qu'il donne une cuillerée d'épinards. C'est vraiment tous les jours, la fête des mères, avec eux...
















