Je rentre avec l'immense envie d'un magnolia, après ces 15 jours à les avoir vu fleurir partout en Belgique... me renseigner sur quand et où le planter, presque sauter le pas mais être raisonnable encore un peu... et hier en rentrant de coursettes des taches rose clair au fond du jardin, dans la partie un peu "forêt"... Mais dis donc c'est pas un magnolia ça?? On a tous couru sous les sapins, et si, bien au milieu un peu entremêlé avec les autres et les branches un peu torduillées pour avoir leur morceau de soleil, un grand grand magnolia très chic et poudré. C'était bien gai ce petit cadeau. On découvre aussi des taches roses qu'on n'avait pas encore remarquées... un cognassier du japon. Merci jardin! Même si le puzzle des plantations est un peu fait de travers les petites pousses sont conciliantes, les pivoines et le groseillier à fleurs, les lilas heureux de leur dernière taille, les premières fleurs de nos fruitiers très bientôt.
Les petits déjeuners sont encore fait de gelée de coings mais ce sera bientôt le temps de finir les derniers pots de mirabelles 2016. Et même une part de gâteau au chocolat à côté des tartines, mais c'était vraiment un matin de faim. On revient avec des envies, une nécessité même, de repenser l'espace pour qu'il soit plus contenant et ordonné pour tout le monde. En prenant des notes la semaine passée autour du besoin d'ordre et de stabilité de l'enfant mes yeux piquaient un peu en me disant comme on offrait tout l'inverse aux garçons, et que certains moments azimutés qui laissent tout le monde les oreilles bourdonnantes pourraient bien découler, au moins parfois, de ça.
Il faudrait qu'il existe une sorte de couvent pour femmes enceintes, je lui dis, alors que je lui raconte la bulle dans laquelle j'aurais envie de me glisser maintenant au 7ème mois... Je peine un peu à être à la fois dans la vraie vie et en train de peaufiner ce bébé... Ces 2 semaines-montagne de formation et les yeux et oreilles grands ouverts qu'elles réclament n'y sont pas pour rien, pfiou. On se dit, alors qu'il fait nuit dehors, comme sur une barque un absurde - table en bazar et Odilon nous tournant autour en nous demandant des chips (?!!) alors que le coucher a eu lieu il y a plus de 2h - qu'une fois rentrés on n'aura plus qu'à s'installer dans un cocon moins mouvementé, sans périples ou grandes accélérations de prévu. Un petit à découvrir, mais ça je le vois tissé en douceur et pas comme une grande tornade qui me laisserait bouche bée. On me dorlote avec des lasagnes, une sieste dans une maison vide qui aurait pu durer toute une journée, une couverture dehors, et les premiers repas dehors. On parle bassin à poissons et moussaka, la vie en zigzag tout bien, quoi.

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