C'est la saison des articles à mille photos...! Et la joie qui donne l'impression de ne pas pouvoir être aussi bien racontée que ressentie dans les joues et le coeur. On a passé un voyage complètement fou et plutôt atroce, un peu improbable aussi. Refoulés à une douane (dans le pays qui a une dent contre moi, la Belgique). On nous a dit tentez votre chance à Calais! Aller ouste, d'autres douaniers à amadouer, et un voyage qui prend une tout autre forme. On a bien essayé de dormir dans la voiture, mais non vraiment, on n'avait plus l'âge (d'ailleurs moi je ne l'ai jamais vraiment eu, dame bouillotte que je suis). Puis cet hôtel, le huitième, à 3h et quelques du matin a fini par dire que si, si, lui il avait bien une dernière chambre de libre, alors d'un coup les mâchoires se sont desserrées un peu. Puis conduire à gauche c'était drôle, et à la radio les chansons culculs nous faisaient sourire.
Le soir des vacances, la veille, était un peu moins enthousiaste que je l'aurai cru. Il y avait bien eu cette glace en rentrant, à la menthe et au chocolat, mais je l'avais plutôt mangée en grommelant, et la machine à laver qui trouvait que c'était le bon moment pour clignoter, et ma cheville pas guérie, et oh non je déteste le bruit de l'aspirateur. Je m'étais vite mise en cuisine avec l'objectif pique nique. D'abord les gâteaux au beurre de cacahuète et au chocolat, pour la route et sur le bâteau. Une très jolie tarte aux carottes et aux tomates, et une autre à la rhubarbe et à l'orange. Le voisin avait eu un peu pitié de mes quelques brins de rhubarbe un peu petits et était venu faire grossir le plat dans lequel ils confisaient au four, avec leur sucre roux et leurs zestes d'orange. Au final on n'a pas mangé grand chose, et même pas encore goûté la tarte à la rhubarbe.
Depuis on a mangé des toasts avec de la banane (et des graines de lin, outre manche ou pas ça ça ne change pas), bu des verres de différentes couleurs, et même une Ginger beer qui rend caduque mon sempiternel non je n'aime pas la bière désolée. Je parle et j'entends mes fautes, mon accent bancal, et oh tant pis, même si ça me vexe un peu. C'est à la fois exotique et bien connu, moi qui n'ai -soi disant- pas de mémoire, c'est bien là tout ces étés et ces Noëls ici. Les enfants font leurs mignons et sont très heureux d'avoir quatre sourires autour d'eux. Nous qui sommes si collés-serrés, les voir marcher un pas devant nous, d'autres mains aimées dans la leur... ah les framboises sauvages qu'on picore sur le chemin sont encore plus sucrées.













No comments:
Post a Comment